Ile du Sud – Partie 1 : Kaikoura, Tekapo, Pukaki et Queenstown

 

Dimanche 19 juin, le ferry qui doit nous mener avec notre van de l’île du nord vers l’île du sud de la Nouvelle-Zélande accoste vers midi dans la ville de Picton.

Sortis du bateau, nous prenons directement la route vers Kaikoura où nous arrivons en milieu d’après-midi. Nous n’avons pas le temps de faire une activité à cette heure-ci mais en profitons pour réserver celle du lendemain : nager avec une colonie de dauphins en pleine mer avec l’agence Dolphin Encounter!

Une fois inscrits, nous allons établir notre camp pour la nuit sur une aire de repos gratuite à une trentaine de kilomètres de Kaikoura. Sur le chemin, nous rencontrons des dizaines de colonies de phoques tout le long du bord de mer, et nous en profitons bien évidemment pour aller les voir de plus près. Trop mignons !

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Notre première nuit dans l’île du sud ne sera pas si fraiche que ce que nous redoutions, et nous aurons également la visite d’un petit habitant néo-zélandais : un opossum! Celui-ci était en train de chercher de la nourriture juste derrière notre van, et nous avons pu nous en approcher de très près : il ne semblait absolument pas dérangé par notre présence. A savoir, les néo-zélandais détestent les opossums car ceux-ci sont une vraie plaie pour la flore du pays : ils dévorent absolument tout, détruisant par la même occasion l’habitat de beaucoup d’autres animaux et comme ils n’ont pas de prédateurs sur l’île, ils prolifèrent ! Il y a plus d’opossums sur l’île que d’humains alors qu’ils ont été introduits depuis l’Australie par les colons. L’écrasement d’opossums sur les routes la nuit est même une activité répandue en Nouvelle-Zélande, et réussir à en tuer un est une chose positive ! C’est aussi la raison pour laquelle on trouve énormément de vêtements faits en fourrure d’opossum ici : tant qu’à faire, autant que ces petites bêtes servent à quelque chose et leur fourrure est l’une des plus chaudes au monde. Une vision des choses assez horrible vu comme ça, mais il parait que c’est pour le bien du pays.

 

Le plein d’adrénaline à Kaikoura !

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Lever de soleil à Kaikoura

Le lendemain matin, le réveil sonne à 6h et nous parcourons les 30km qui nous séparent de Kaikoura tout en admirant le lever de soleil sur l’océan. Le départ de l’excursion est prévu à 8h30, et nous avons le droit préalablement à un briefing de 30 min sur ce qui nous attend. Déjà une chose est claire : les dauphins que nous nous apprêtons à voir sont en totale liberté et ne sont pas du tout attirés d’une quelconque façon. Il est donc possible de ne pas en voir de la journée (même si cela reste peu probable). C’est le risque à prendre ! De plus, dès que nous en croisons, notre guide nous annonce directement : les dauphins ne sont pas là pour nous divertir, mais NOUS sommes là pour LES divertir. Pour ça il faut essayer au maximum de se comporter « comme un dauphin » une fois sous l’eau en poussant des petits cris aigus, en chantant ou en nageant les bras le long du corps. Enfin, nos moniteurs nous font essayer nos épaisses combinaisons de plongée que nous revêtons avant de partir. Il faut dire qu’à cette période-ci de l’année et à cet endroit du globe, l’eau risque d’être plutôt fraiche !

40min de bateau plus tard le capitaine repère en mer une colonie d’environ 200 dauphins. La petite douzaine de participants que nous sommes se place donc à l’arrière du bateau, les pieds dans l’eau à attendre le signal. D’un coup une sirène retentit, les moteurs se coupent : c’est parti ! L’avantage c’est que nous n’avons pas le temps de réfléchir : il faut y aller ! La première immersion dans l’eau est brutale. Il faut dire que l’eau est à 10 degrés seulement, et que même avec une bonne combinaison épaisse, on sent tout de suite l’eau glacée rentrer sous la combi. Nous avons tous immédiatement le souffle coupé, et certains d’entre nous sont même pris d’une crise de panique au contact de l’eau et remontent directement sur le bateau! Au bout d’une ou 2 minutes d’acclimatation, nous reprenons nos esprits et arrivons enfin à nous concentrer sur le pourquoi de notre folie : les dauphins ! En effet, une fois la tête sous l’eau nous nous rendons compte que nous sommes au beau milieu de dizaines et de dizaines de dauphins qui nagent autour de nous. On se sent alors vraiment tout petits, dans nos combinaisons si épaisses qu’on ne peut même pas vraiment bien nager (le tout additionné à la température de l’eau, forcément ça paralyse !). Contrairement à nous les dauphins sont vraiment dans leur élément, s’amusant à nous tourner autour et à nager à nos côtés.kaikoura_6 Nous essayons tous de mettre en application les conseils de nos guides, mais nos « cris de dauphins » ressemblent plus à des sortes de chansons ridicules chantées par des gens congelés et pas du tout à l’aise : pas très gracieux tout ça  ;). Cinq minutes plus tard nous remontons à nouveau sur le bateau car les dauphins se sont apparemment lassés de nous et bougent déjà vers un autre endroit. Après quelques minutes de bateau, nous retrouvons notre colonie, cette fois-ci accompagnée par un deuxième groupe de 300 dauphins ! Ce sont donc 500 dauphins qui nous entourent sous l’eau ! Nous nous remettons à l’eau pour presque une demi-heure cette fois-ci, heureux comme des enfants de pouvoir nager avec autant de dauphins en liberté. Finalement, le capitaine n’aura pas besoin de sonner l’alarme pour nous dire de remonter : nous regagnons tous le bateau tous seuls, trop gelés pour continuer de nager. Une fois à bord, un tuyau d’eau chaude nous permet de nous réchauffer un peu, et nous tachons de nous changer rapidement pour ne pas rester dans nos combinaisons trempées. Malgré tout, l’émotion, la houle, l’adrénaline et le froid auront raison d’une bonne partie du groupe : le retour de 40min en haute mer se fait dans la souffrance, presque tout le monde étant malade et vomissant à l’arrière du bateau. Glamour !

Que d’émotions en une demi-journée ! De retour sur la terre ferme, nous avons encore du mal à réaliser ce qu’il vient de se passer et Florian et moi mettons quelques temps à atterrir (et nos estomacs tout retournés également !). Pour la vidéo de notre sortie en mer avec les dauphins, c’est –> ici !

Ce n’est qu’en début d’après-midi, une fois que nous nous sentons un peu mieux que nous reprenons la route. Nous roulons toute l’après-midi afin d’arriver vers 20h à une trentaine de kilomètres du lac Tekapo. Une fois de plus nous trouvons une aire de repos gratuite perdue dans la campagne afin de passer la nuit.

 

Lacs Tekapo et Pukaki

Le temps s’est gâté en une journée, et c’est sous un ciel couvert accompagné d’un vent très fort que nous arrivons sur lestekapo_2 abords du lac Tekapo. Les cartes postales ou autres photos représentant cet endroit montrent souvent les rives couvertes de fleurs violettes, contrastant avec le bleu turquoise du lac. Comme nous sommes en hiver, nous n’avons pas le droit aux belles fleurs cette fois-ci, mais la couleur du lac est déjà vraiment étonnante. Malgré le vent, nous nous motivons à faire une petite randonnée autour du lac… … dont nous ne trouverons pas le début. Dommage! En contre partie, nous payons les 5$ de droit d’entrée pour pouvoir monter à l’observatoire du Mont John. Depuis cet observatoire, il est possible de pouvoir réserver des tours guidés d’observation des étoiles la nuit. Il faut dire que lac Tekapo est un des endroits le plus isolé des grandes villes de la NZ, et que la pollution lumineuse y est très faiblement présente. Pas de tour des étoiles pour nous, mais la magnifique vue depuis tout en haut suffit largement à nous en mettre plein les yeux !

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Lac Tekapo depuis l’observatoire

Vers midi, tout crasseux que nous sommes (mis à part notre bain de mer gelé de la veille, nous venons d’enchainer deux nuits en camping sauvage –> donc pas de douches!) nous trouvons un camping pas trop cher à quelques kilomètres de là. Nous sommes tout seul à notre arrivée dans ce camping aux airs post-apocalyptiques : terrain immense, caravanes et camping-cars abandonnés, locaux un peu vieillot… C’est une ambiance un peu bizarre, mais pas le choix puisque c’est le seul du coin ! En début d’après-midi, nous ressortons pour aller voir cette fois-ci le lac Pukaki, lui aussi d’une superbe couleur bleue turquoise. Nous longeons le lac sur toute sa longueur jusqu’à arriver au village du mont Cook, à partir duquel nous n’avons pas d’autres choix que de faire demi-tour (la route ne continue pas après l’impressionnante chaine de montagne de la partie ouest de l’île du sud).

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Rentrés au camping, nous faisons la connaissance de Chloé et Chloé, une jeune française et une belge, toutes deux à la fin de leur PVT (permis visa-travail), et qui s’apprêtent aussi à rentrer en France dans quelques jours.

 

Logement : Lake Ruataniwha camping. 41$ la nuit. Vraiment pas top mais le seul dans le coin.

 

Queenstown

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Les abords du lac de Queenstown

Initialement, nous avions prévu de continuer la route vers Dunedin, sur la côte est. Cependant nous avons réalisé que cela nous ferait faire un détour trop grand, et nous avons donc préféré sauter cette étape afin de pouvoir plus profiter des derniers jours. Nous mettons donc le cap vers Queenstown, capitale des activités à sensation forte !

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Fergburger

Par manque de budget, nous ne ferons aucune des nombreuses activités que l’on peut y trouver (dont le très répandu saut à l’élastique), mais si vous êtes avides de sensations fortes et avec un bon budget, il y a possibilité de se faire vraiment plaisir ! Toutefois, les bords du lac sont également très agréables à visiter, et il règne une ambiance de « village de ski » vraiment appréciable. Et puis on doit avouer qu’une des raisons principales de notre arrêt à Queenstown résidait également… dans la nourriture ! Et oui, Queenstown peut se vanter d’avoir le meilleur burger de tout l’hémisphère sud ! On le trouve au restaurant « Fergburger », bien évidemment blindé de monde (sa réputation le précède…), mais pour un des meilleurs burgers du monde nous sommes bien capables d’attendre quelques minutes. Au final, même si nous n’avons pas mangé assez de burgers dans l’hémisphère sud pour pouvoir faire la comparaison, on doit bien avouer que les leurs sont délicieux !

Après avoir fait un plein de courses nous continuons notre route vers le sud afin de rejoindre les fameux fjords du Milford Sound. La route étant longue, nous nous arrêtons dormir sur une aire gratuite dans la ville de Lumsden. Et là c’est Jackpot ! En plus d’être gratuit et d’accepter les vans comme les notre (c’est à dire sans douches et toilettes, ou « non self contained »), l’aire dispose de toilettes municipales, de tables de camping, d’un supermarché de l’autre côté de la route et il est également possible de squatter le wifi gratuit de la librairie de la ville : que demander de plus ;)!

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Sur la route vers Lumsden

 

Le prochain épisode sera le dernier de la Nouvelle-Zélande, mais aussi le dernier récit de tout notre voyage (bilans à venir mis-à-part)…. déjà ! Alors rendez-vous pour la suite ET fin, qui s’avère être pleine d’aventures, de sensations fortes et de rebondissement ! A suivre !

 

Logement : aire de repos gratuite pour les « non self contained » à côté de la librairie et des toilettes publiques. Environ une quinzaine de places de disponibles.

 

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Coin pratique

1 euro ~ 1,56 dollars néo zélandais (NZD)

 

Dolphin Encounter : $170 par adulte.

Fergburger : compter environ 12 à 14$ le burger.

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