Maupiti, bienvenue au paradis !

Du 12/09/17 au 15/09/17

 

Arrivée sur une île (presque) déserte….

Arrivée à l’aéroport de Maupiti

Après une semaine passée entre Tahiti et Moorea, nous changeons d’île et partons cette fois-ci en direction de Maupiti, appartenant à l’archipel des « îles sous le vent » (regroupant entre autres Tahaa, Raiatea, Bora-Bora et Huahine). Bien plus petite que les autres, celle-ci ne fait que 13km2 de superficie pour 1200 habitants. c’est aussi une des moins touristiques de l’archipel : il n’y a pas beaucoup de pensions, 1 seul club de plongée, une poignée de magasins d’alimentation et aucun distributeur (il vaut donc mieux partir avec assez de liquide en réserve !).

L’aéroport, situé sur un motu dans le lagon, est à l’image de l’île : dans un style plutôt épuré ! A part la piste d’atterrissage (c’est toujours préférable d’en avoir une…), on y trouve seulement une petite cahute non fermée faisant office de comptoir d’enregistrement et de récupération de bagages, et quelques bancs à l’ombre pour attendre l’avion. De quoi avoir vraiment l’impression d’arriver au bout du monde ! Comme l’aéroport est isolé du reste de l’île, les pensions viennent en général chercher les clients directement à l’aéroport en bateau.

Pour notre séjour, nous avons choisi la pension « Te Auira », la seule permettant de planter sa tente à Maupiti (ce qui était pour nous la seule solution abordable pour visiter l’île). La pension est située sur le motu du même nom, dans un cadre paradisiaque. Il est possible de rallier l’île principale via un banc de sable d’environ 800m de long et 1mètre maximum de profondeur, très facilement traversable à pied.

Notre tente au camping « Te Auira »

Nous consacrons notre première demi-journée à l’installation de notre tente sur le sable, à seulement quelques mètres de la plage. Plutôt pas mal comme spot ! Nous partagerons l’espace de vie du camping (kitchenette + sdb) à 4 pendant 3 jours avec un autre couple de backpackers français.

Dans la foulée, sous les conseils de Gilbert, le propriétaire de la pension, nous partons à 5 minutes à pied chez une autre habitante du motu, vendeuse de fruits et de légumes. Alors que nous comptions payer, celle-ci nous offre très gentiment plusieurs aubergines, poivrons et oignons. De la pure gentillesse ! Quelques instants plus tard, c’est Gilbert qui nous offre 2 poissons perroquets tout juste pêchés par ses soins sur le récif ! De quoi se faire un festin de roi ce soir, avec uniquement des produits extras frais ! Un délice !

Et la vue de l’autre côté de la tente…

La première nuit fût pas mal agitée à cause du vent, mais nous dormons plutôt bien. Si ce n’est le chant du SEUL coq du motu qui nous a bien réveillé dès 4h du matin. Les coqs sont une vraie plaies en Polynésie… Dès les premières lueurs du jours ils se mettent à chanter, jusqu’à ce que l’île entière soit réveillée… Notre coq de Maupiti, en plus d’être un radio-réveil assez efficace, était surtout un peu bête : il était seul sur le motu, pas de rivaux à impressionner, ce qui ne l’empêchait pas de continuer à hurler tout seul toute la matinée en attendant qu’un autre de son espèce lui réponde… On l’aurait tué !

Le matin en guise de petit-déjeuner, ce n’est pourtant pas lui qui passera dans notre assiette, mais une coco fraichement tombée de l’arbre et coupée par Florian. On vit un peu notre petit Koh Lanta en quelques sortes.

 

Maupiti, ce n’est pas que la plage…

Traversée du lagon à pied !

En raison d’une pénurie d’essence sur l’île (le bateau qui effectue le ravitaillement de l’île de façon mensuelle avait déjà plusieurs jours de retard), il n’y a aucun tour en bateau et/ou de plongées possibles aujourd’hui. A la place, nous décidons donc de monter au belvédère de l’île. Après avoir traversé le banc de sable, nous faisons notre première expérience de stop en Polynésie afin de nous rendre au point de départ de la rando. A peine avons-nous le pouce levé que la première voiture s’arrête, et nous dépose quelques kilomètres plus loin, en nous offrant par la même occasion des fruits tout juste cueillis. Décidément, les habitants de Maupiti ne cessent de nous surprendre par leur gentillesse !

La montée dure 1h et est plutôt difficile. Mieux vaut partir le plut tôt possible pour éviter de se prendre la chaleur en plus de la montée. Les derniers mètres se font même à l’aide d’une corde fixée sur la roche pour aider les marcheurs à grimper. Arrivés en haut, nous sommes récompensés de tous nos efforts par la vue 360° vraiment magnifique sur toute l’île et son lagon. D’en haut, on s’aperçoit vraiment de toutes les nuances de bleu du lagon. C’est magique. Une de plus belles vues que nous ayons eu de tous nos voyages.

A notre redescente, nous faisons une pause bien méritée au snack Tarona avant de rentrer à la pension en début d’après-midi.

Le reste de la journée sera consacré à manger, faire la sieste, et aller faire du snorkelling. Il y a pire comme programme…

 

Tour de l’île et rencontre majestueuse

Deuxième jour sur Maupiti, cette fois-ci l’essence est arrivée ! Quelques jours auparavant nous avions réservé un tour sur le lagon avec « Sammy Tours » (trouvé tout simplement dans le Lonely Planet). Le lagon de Maupiti est assez connu pour les raies mantas qui viennent s’y faire nettoyer les ailes par les petits poissons de lagon (sur les « stations de lavage » comme ils disent ici). Il est donc assez courant d’en croiser, et c’est tout le but de notre excursion !

Une fois notre petit groupe au complet, Sammy nous amène directement sur le lieu tant convoité, bien avant que les autres bateaux de touristes n’arrivent. Nous nous mettons rapidement à l’eau, et réalisons alors que ce que nous pensions être des gros rochers sous l’eau étaient en vérité… des raies mantas ! Les plus gros spécimens peuvent faire jusqu’à 7m d’envergure, ici elles ne doivent faire « que » 2,50 ou 3 mètres. Cela reste tout de même très impressionnant… Rien à voir avec les raies grises pastenagues que nous avions vues jusque là. Pour nager avec elles, les consignes sont simples : on ne passe pas au dessus pour ne pas les effrayer, on ne plonge pas sous l’eau pour s’approcher, et surtout, interdiction de les toucher ! Malheureusement, 20 minutes plus tard à l’arrivée d’autres bateaux, cette dernière règle a été enfreinte par un touriste, ce qui a eu pour effet immédiat de faire fuir les raies… Nous en avons quand même bien profité avant que tout le monde arrive sur les lieux. C’est vraiment très gracieux et majestueux : avec leurs grandes ailes, on a l’impression qu’elles volent sous l’eau.

Après les raies, nous partons au jardin de corail de Maupiti. Là-bas, nous admirons une grande variété de coraux et de jolis petits poissons. Mieux vaut avoir des chaussures d’eau, voire même des gants car on peut vite se retrouver bloquer par le corail à certains endroits (comme le jardin est près de la barrière, les fonds sont assez peu profonds).

Vient ensuite l’étape la plus importante de la journée : le repaaaaaaaas ! Nous nous posons sur un motu, à l’abri du vent et au bord d’une plage magnifique. A notre arrivée, nous sommes accueillis par les raies (pastenagues cette fois-ci). Elles ne sont pas farouches, et elles semblent assez curieuses de voir si nous avons éventuellement quelques petits bouts de nourritures à leur faire partager… Tout le repas a été préparé maison par Sammy et sa copine. Au menu : poisson cru à la coco, thon grillé, riz, pain coco et mangue en dessert. Le temps que le thon cuise, nous aidons Sammy à préparer les pains cocos. Farine + eau + coco + sucre : la recette est assez simple, on essayera à notre retour. Nous nous régalons tous ensemble de ce repas.

Après un rapide tour du lagon, nous rentrons à notre pension où nous passons notre dernière après-midi farniente au bord de la plage.

 

 

Le lendemain matin, notre avion décolle à 08h du matin en direction de Raiatea. Nous avons adoré Maupiti, les couleurs de son lagon étaient vraiment formidables, et nous avons vraiment eu l’impression d’être totalement isolés et au bout du monde pendant 3 jours. La pension et son orientation y ont forcément beaucoup participé. Pouvoir camper sur la plage, se nourrir des poissons pêchés tout près, des cocos le matin, pouvoir traverser le lagon à pied jusqu’à l’île principale et se réveiller tous les matins avec une magnifique vue sur le lagon devant soi : forcément ça donne un charme indéniable. Même si nous avions vu le principal de l’île, nous n’aurions pas été contre y passer quelques jours de plus pour se la couler douce, et juste profiter du moment présent.

Maupiti est une île qui vaut vraiment le détour pour son lagon, ses raies mantas, la gentillesse de ses habitants et ce sentiment de se sentir coupés de tout ! Un vrai coup de cœur pour nous !

Coin pratique

1 euro ~ 120 Francs polynésien

Excursions sur le lagon avec les raies mantas avec Sammy Tours : 6000 CFP par personne pour la journée (avec repas du midi), 3500 CFP la demi-journée.

 

Restaurants :

Snack Tarona : dans les 1500 CFP le plat. Les portion sont énormes donc 1 pour 2 peuvent largement suffire….

 

Logement :

Pension Te Auira : 2500 CFP par personne par nuit en tente + 2000 CFP par personne de frais de transfert à l’aéroport (A/R). La seule pension de l’île à accepter les tentes.

 

One Response

  1. pour votre retour on peut prévoir un coq au vin si ça vous dit (ou si ça vous chante….) Vous nous faites bien rire avec vos jolis commentaires Merci encore ; on vous embrasse bien fort !

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