Raiatea, Tahaa et Bora-Bora

Du 15/09/17 au 19/09/17

 

A la suite de Maupiti, nous continuons notre périple dans les îles sous-le-vent. Après un court vol de 20 min, nous arrivons sur l’île de Raiatea, 2ème île la plus importante des îles de la société, qui regroupent les îles du vent (comprenant entre autres Tahiti, Moorea et Tetiaroa, et les îles sous-le-vent (Maupiti, Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Huahine…).

Nous avions déjà repéré quelques jours auparavant la seule pension de l’île pouvant nous accueillir avec notre tente : la pension Te Maeva, située à environ 25km du centre. Après quelques échanges par mail avec le propriétaire, celui-ci nous avait annoncé ne pas pouvoir venir nous chercher à l’aéroport en raison d’un accident survenu quelques jours plus tôt avec sa voiture. C’est donc parti pour une nouvelle session de stop ! Nous ne mettons pas très longtemps à trouver une première voiture qui nous avance bien, puis une 2ème qui nous permettra de finir le chemin jusqu’à la pension.

Arrivés sur place, nous sommes accostés par une voiture avec dedans…. la femme du propriétaire ! Apparemment, ils étaient tout de même venus nous chercher à l’aéroport avec leur voiture de remplacement… Tant pis, au final nous sommes arrivés en même temps en stop !

Vue depuis la cuisine du camping

Contrairement à Maupiti, le camping ne se situe pas en bord de plage mais à flanc de montage. Cependant, la vue reste très jolie et l’environnement à première vue plutôt agréable. La pension possède également une piscine (top!) et 2 chiens qui auraient apparemment une petite tendance à mordre les clients (moins top…). Deux vélos sont également mis à disposition, mais les occupants de bungalows sont prioritaires par rapport aux campeurs.

Nous installons notre tente en dessous du seul coin à peu près à l’ombre. Heureusement, nous sommes tout seul cette fois-ci : l’espace commun est assez étroit, et surtout les toilettes et la douche donnent directement sur la cuisine, avec pour seule séparation un rideau transparent… Bonjour les voisins ! A deux ça passe, mais on se serait mal vus devoir partager tout ces petits moments intimes avec d’autres voyageurs….

Apparemment qui dit nouvelle île dit aussi nouvelle météo : nous essuyons une grosse averse qui nous bloque à la pension une bonne partie de la journée. Cela nous laisse le temps d’alimenter un peu le blog et de commencer les montages vidéos, d’autant plus que nous captons le wifi depuis l’espace commun du camping, ce qui s’avère être assez pratique ! Nos réserves de nourriture étant presque vides, nous mangeons le midi à la roulotte en bas de la pension, puis en fin d’après-midi, nous profitons d’une éclaircie et de pouvoir avoir les vélos pour aller faire quelques courses à la supérette du coin (qui se trouve tout de même à 7km). Ce n’est pas tout proche, mais cela nous fait faire une petite ballade sympathique sur la côte.

La pluie de la journée aura également eu comme inconvénient de faire remonter toute la chaleur de la terre et aussi.. d’attirer les moustiques ! Nous nous faisons dévorer toute la journée au camping, et même le combo pantalon/anti-moustique/serpentins ne semble pas les effrayer… Cela n’a aucun effet sur eux, et nous nous retrouvons très vite couverts de piqûres… Les fourmis sont aussi de la partie et investissent assez vite la tente malgré la moustiquaire. On en deviendrait dingue !

 

Visite de Tahaa, l’île vanille

Une des spécificités de l’île de Raiatea est de partager le même lagon que l’île de Tahaa. Cette dernière n’est accessible que par bateau, et est beaucoup plus sauvage que sa grande sœur. Il n’y a pas de route pour faire le tour de l’île, très peu d’infrastructures touristiques, mais son lagon est réputé pour être superbe. Par le biais de notre pension, nous réservons donc un tour en bateau pour toute la journée.

Séchage de vanille en cours

Le tour commence par la visite de « la vallée de la vanille », où est produite la fameuse vanille de Tahaa (Tahaa produit 80% de la vanille polynésienne). Le guide nous explique la façon dont est cultivée la vanille : toutes les fleurs sont pollinisées à la main, pendant le court temps où celles-ci s’ouvrent (tôt le matin). Une fois que la gousse a poussé, celle-ci est récoltée, puis est mise à sécher sur de grands plateaux jusqu’à devenir noire. Pendant le temps de sèche, chaque gousse est massée à la main quotidiennement afin d’en faire ressortir les arômes. C’est un travail très minutieux qui demande énormément de temps, et on comprend un peu mieux pourquoi les bâtons de vanille se vendent si chers, même en Polynésie. Lorsque le guide sort des sacs entiers de gousses en cours de séchage, nous sommes envahis par une succulente odeur de vanille. Ça donne faim tout ça… Les gousses ont l’air tellement bonnes et moelleuses qu’on aurait presque envie de croquer dedans directement.

Technique de greffe de la perle

Après la vanille, nous continuons par une visite d’une ferme perlière (Tahaa est également une des grosses îles productrice de perles en Polynésie). L’employée de la ferme nous montre alors (démonstration pratique à la clé), les techniques de greffe d’une huitre pour que celle-ci produise la perle. C’est un travail vraiment minutieux, fait à la main, et qui demande également beaucoup de temps. Pour chaque huitre greffée, il est impossible de définir la forme de la perle qui en ressortira, seulement la couleur, dépendante de l’intérieur de la coquille de l’huitre.

Au final, il est possible de trouver des perles de toutes tailles, toutes formes et de couleurs très diverses. Forcément, le prix varie avec la qualité de la perle, mais les premiers prix restent assez abordables (le plus cher restant le montage et les différents autres matériaux qui seront utilisés sur le bijou : or, argent, etc).

 

Comme à Maupiti, le repas du midi est là aussi inclus dans l’excursion. Nous faisons donc escale sur un des motus de l’île de Tahaa, tout proche du jardin de corail. Nous y sommes reçus par le propriétaire du motu, qui semble avoir prévu toute l’infrastructure pour recevoir quotidiennement des tours. Au menu : poisson cru à la coco, gratin de bananes plantain, pastèque et poivron farcis. On se régale !

En guise de ballade digestive, notre guide nous emmène faire un tour dans le jardin de corail. Le courant est assez fort et les fonds sont hauts, il tient donc à nous accompagner en snorkelling. Là aussi la flore et la faune sont superbes, nous avons même préféré ce jardin de corail à celui de Maupiti.

Après un dernier tour du lagon et 1h30 de bateau sur une mer assez agitée, nous retournons à notre guesthouse où à nouveau nous sommes attendus par une bonne grosse averse qui durera toute la nuit et nos petits moustiques adorés (l’un d’eux s’appelle Pedro).

 

Courte visite de Raiatea

Du fait de la position excentrée de notre pension, et des faibles moyens de locomotions que nous avons à disposition, nos déplacements sur l’île de Raiatea se trouvent assez limités. Heureusement, nous ne sommes qu’à 7km de l’attraction principale de l’île : le marae Taputapuatea. Dans la culture polynésienne, les maraes étaient des lieux de cultes où toute la population se réunissait. Celui de Raiatea est connu pour être le plus grand de toute la Polynésie : les populations venaient de tout le triangle polynésien (Nouvelle-Zélande – Hawai – Ile de Pâques) pour s’y réunir. Son importance dans le paysage culturel polynésien lui a même valu d’être classé dernièrement au patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous profitons donc d’avoir les vélos pour nous y rendre. Sur place, on y trouve quelques panneaux explicatifs, mais il est vrai que sans guide ce n’est pas si facile de tout saisir. La ballade reste cependant jolie, et nous continuons sur les côtés de Raiatea avant de rentrer doucement à notre pension.

Notre visite de l’île s’arrêtera à ça : il ne semble pas y avoir énormément de choses à voir sur Raiatea et il n’y a presque aucune plage. Le tour de Tahaa a donc été l’élément phare de ce séjour, et nous vous conseillons vivement de le faire si vous séjournez quelques jours à Raiatea. De plus, comme nous n’étions pas dans des conditions optimales (la pluie, les moustiques, le camping pas forcément très agréable), nous ne garderons pas un souvenir impérissable de notre passage ici. A refaire, on serait bien restés quelques jours de plus à Maupiti par exemple.

 

Journée d’escale à Bora-Bora

Notre passage à Bora-Bora n’était pas forcément prévu au programme initial : son côté hyper touristique et très « luxe » ne nous faisait pas vraiment envie, et nous n’avions pas forcément envie d’y consacrer une partie de notre voyage, afin de privilégier d’autres îles plus isolées. Pour aller dans les Tuamotus, nous n’avions cependant pas trop le choix entre soit passer par Bora-Bora, soit repasser par Tahiti. Bon tant qu’à faire, autant aller y faire un tour pour voir à quoi ça ressemble ;).

Plage Matira

Pour notre seule nuit sur l’île, nous avions trouvé quelques jours plus tôt une nuit en Airbnb chez Isabelle, habituée à recevoir régulièrement des tourdumondistes et des voyageurs au long cours. En attendant de la retrouver, nous passons toute l’après-midi à la plage de la pointe Matira, la plus grande plage de Bora-Bora, et aussi la plus connue. Comme nous avions nos gros sacs nous ne pouvions pas trop nous déplacer et avons plutôt choisi de lézarder un peu sur la plage. A 17h, Isabelle vient nous chercher en voiture à la plage et nous nous rendons tous les 3 chez elle, où nous profitons de notre première bonne douche chaude en 6 jours. Le bonheur :). Par la suite, nous lui cuisinons un bon petit plat pour la remercier de son accueil et nous passons une très bonne soirée tous ensemble.

Le lendemain matin, après une petite session de stop, nous reprenons la navette fluviale qui nous dépose à l’aéroport de Bora-Bora. Au final, nous avons bien apprécié notre court séjour sur l’île. Dès notre arrivée, nous avons été bluffés par la couleur turquoise du lagon : on comprend vite d’où Bora-Bora tient sa notoriété interplanétaire ! Certes l’île semble très accès « tourisme de luxe », mais nous sommes contents d’y avoir passé juste une journée afin de pouvoir voir à quoi ressemblait la plus connue des îles de Polynésie. En revanche, nous n’y aurions pas consacré plus de temps, préférant les plus petites îles plus « familiales » et moins touristiques.

 

Cette fois-ci nous quittons les îles de la société en direction d’un autre archipel : les Tuamotus. Première étape : Rangiroa avec au programme de très très belles plongées !

 

Coin pratique

1 euro ~ 120 Francs polynésien

1 euro ~ 120 Francs polynésien

Excursions sur l’île de Tahaa : 8000 CFP par personne pour la journée (avec repas du midi). Visite d’une ferme perlière, d’une plantation de vanille et du jardin de corail.

 

Logement :

Pension Te Maeva : 1800 CFP à 2 par nuit en tente.

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