Ipiales et Popayan – Arrivée en Colombie !

Du 14/02/18 au 17/02/18

 

Court arrêt à Ipiales

Après un passage de frontière beaucoup plus rapide que prévu, nous voici arrivés à Ipiales, notre première ville colombienne. Comme toutes les villes frontalières, elle n’a pas forcément bonne réputation, mais nous décidons tout de même de nous y arrêter l’après-midi. En effet à quelques kilomètres de là, on trouve un des plus beaux édifices du pays : la cathédrale Las Lajas. Cette cathédrale construite à cheval sur un canyon au dessus d’une rivière, est un des plus importants lieux de pèlerinage du continent.

Nous déposons donc nos gros sacs au garde-bagage de la gare routière de Ipiales d’où nous prenons un taxi collectif en direction de la cathédrale. A notre arrivée, nous sommes quasiment les seuls touristes sur place, et nous pouvons admirer tranquillement l’architecture remarquable du site. C’est vraiment atypique et très bluffant de la voir chevaucher la rivière de la sorte.

Pour la petite histoire, la cathédrale aurait été construite ici car une petite fille muette aurait retrouvé la parole comme par miracle à cet endroit même lors d’une ballade avec sa mère. Ses premiers mots auraient été de dire à sa mère qu’elle venait de voir une apparition de la vierge. Et voilà comment s’est construite une des plus belles cathédrales de Colombie !

Nous y restons une bonne heure et demi avant de retourner au terminal de bus. Comme la ville d’Ipiales n’a pas forcément beaucoup d’intérêt en dehors de ça, nous passons le reste de l’après-midi et de la soirée à attendre le bus de nuit qui nous emmènera à Popayan. L’attente est assez longue, d’autant qu’après la nuit tombée la gare de bus n’est pas forcément très engageante…

A 22h30 nous montons dans le bus, et au lieu d’un trajet de 08h comme annoncé, le bus nous dépose après 6h de route à Popayan. Nous restons 2h dans la station le temps que le jour se lève avant de partir trouver un hébergement.

Petite anecdote qui risque de ne pas plaire à nos mamans : on a appris quelques jours plus tard que la route Ipiales -> Popayan de nuit est une des plus dangereuses du pays en raison d’attaques sur les bus touristiques… Bon, heureusement qu’on ne l’a su qu’une fois arrivés à destination.

 

Deux jours à Popayan

Après notre nuit de bus assez courte, nous posons nos sacs dans l’auberge « Popayan Beer House ». Nous sommes accueillis par le propriétaire Francisco, qui en attendant de nous donner la chambre nous offre très gentiment le petit déjeuner. Nous finissons notre nuit toute la matinée, et partons manger en début d’après-midi. Après un super bon repas dans un petit restaurant végétarien local à 5000 pesos le menu (c’est à dire 1,20€, un record à ce jour !), nous faisons un petit tour tranquille de la ville.

Popayan est surnommée « la ville blanche » de Colombie. Et pour cause : tous les murs du centre sont blancs ! A la base, tout était peint de la sorte car les produits chimiques contenus dans la peinture servaient à repousser des sortes de petites puces qui courraient les rues et dévoraient jusqu’au sang les pieds des habitants. Pas hyper glamour.. Maintenant la tradition est restée, et les habitants repeignent tous leurs maisons une fois tous les 2 ans. La ville est assez petite et on en fait rapidement le tour à pied, mais l’ambiance générale y est très agréable. C’est touristique mais pas trop, et on s’y sent vraiment bien. Le soir nous nous faisons un bon petit restaurant libanais qu’on recommande grandement  : le Pita.

 

Quelques anecdotes

La tour de l’horloge

Le lendemain, nous nous rendons sur la place principale pour faire le Free Walking Tour. Pendant 2h nous apprenons beaucoup de choses sur l’histoire de la ville, et visitons de très beaux monuments coloniaux que nous n’aurions pas forcément visité dans une autre situation. Nous apprenons entre autre qu’en 1983, un important séisme a détruit le dôme de la cathédrale principale le jour de Pâques, provoquant la mort d’une centaine de personnes au sein du bâtiment. A la suite de ça, beaucoup de gens ont commencé à perdre la foi, ce qui a nécessité une intervention de Jean-Paul II sur place.

La cathédrale

Popayan est aussi la ville d’origine d’une majeure partie des présidents colombiens, ainsi que de beaucoup d’artistes et d’écrivains réputés.

Enfin, elle est aussi connue pour sa procession lors de la semaine sainte, qui a lieu tous les ans et est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour l’occasion, des chars recouverts d’or et de maquettes magnifiquement réalisées parcourent la ville. C’est une des fêtes religieuses les plus importantes du pays et la ville investit énormément dans cet événement.

Pause goûter !

Pendant le tour, notre guide nous fait également tester les spécialités culinaires de Popayan. Et pour cause, Popayan est la seule ville d’Amérique du sud à être déclarée Ville Gastronomique par l’Unesco ! C’est d’ailleurs ici que nous faisons nos premières rencontres avec la gastronomie colombienne : fruits frais à chaque coin de rue, beaucoup de petits snacks frits et de bons gâteaux… on va se plaire ici !

C’était donc un tour très intéressant et très instructif, où nous avons fait la première expérience de la gentillesse des colombiens : lorsque nous marchions, plus d’une personne sont venues nous souhaiter la bienvenue, dont des militaires et des gens un peu trop imbibés d’alcool. De manière générale, les gens dans la rue semblent être très souriants et très intéressés de savoir d’où nous venons et ce que nous pensons de leur pays. D’ailleurs le guide nous l’a bien dit pendant le tour : les colombiens sont très attachés à ce que les touristes se détachent de cette mauvaise réputation que la Colombie se trimballe depuis plusieurs années, et sont bien décidés à montrer que leur pays va bien au delà des cartels de drogues et des groupes terroristes.

 

Départ vers Tatacoa

Le reste de l’après-midi nous achetons nos billets de bus pour Neiva, la grande ville la plus proche du désert de Tatacoa. Ce sera notre 2ème étape en Colombie, où nous arrivons après une journée entière de bus.

Mais avant cela nous vivons une petite déconvenue à notre auberge : le matin de notre départ, notre linge nous est rendu avec de grosses tâches de javel sur certains vêtements… Ça aurait été sur de veilles fringues à la limite ça n’aurait pas été trop grave, mais là comme par hasard c’est tombé sur un nouveau Levi’s de Florian et une nouvelle chemise à moi… Et quand on connait le prix d’un Levi’s, ça fait râler ! Après une longue discussion avec le propriétaire, nous avons obtenu un dédommagement pour le jean’s, mais cet hôtel ne restera pas un très bon souvenir pour nous : fuite d’eau dans la chambre en pleine nuit, linge abimé et pas de porte au WC, on aura connu mieux !

C’est donc un peu dans la précipitation que nous quittons Popayan, où nous montons dans un mini-bus en direction de la ville de Neiva, puis dans un 4×4 en direction du désert. Au final, nous arrivons vers 18h30 à Tatacoa après une bien longue journée de transport !

 

Coin pratique

1 euro ~ 3500 COP (colombian pesos)

 

Bus Quito – Tulcan (frontière équatorienne) : départ depuis le Terminal Carcelen environ chaque heure. 5H de trajet. 6$ par personne.

Taxi Tulcan – poste de frontière : 3$, 20min

Taxi poste de frontière – Ipiales : les taxis blancs sont les taxis collectifs. Ils partent quand ils sont pleins. Compter 2000 COP par personne jusqu’au terminal de bus.

Taxi gare routière – Las Lajas : les taxis collectifs partent derrière la gare, pour 2500 COP par personne. L’aller retour + visite se fait facilement en 2h.

Bus Ipiales – Popayan : 40.000 COP par personne, 7h de trajet avec Transipiales. Nous avons pris celui de 22h30 et sommes arrivés à 05h30 à Popayan. De préférence, privilégiez un bus de jour si vous arrivez assez tôt à Ipiales.

Bus Popayan – Neiva : 55.000 COP par personne, avec Cootranshuia. Les bus partent à 09h ou 12h et mettent environ 7h.

Free walking tour : tous les jours depuis la grand place à 10h.

 

 

Logements :

Hostel Popayan Beer House : 80.000 la nuit en chambre double avec salle de bain privée. Petit déj inclus mais bof. 

 

Restaurants :

Libanais « Pita » : Environ 7000 par personne le plat. Très bon et varié.

Restaurant végétarien Salud y Vida : Dans le centre, 5000 COP le menu du midi complet.

La casa del té : sandwichs faits maison à 5000 COP

La mora de Castilla : pour les spécialités de Popayan

Laissez un commentaire