La « buena onda » à Buenos Aires

Du 17/11/17 au 21/11/17

 

D’une capitale à l’autre

Entre Santiago et Buenos Aires, 24h de bus séparent les 2 villes. Une grande traversée horizontale qui nous fait passer de la côte pacifique à la côte atlantique. La route est longue, mais nous sommes installés confortablement : hasard ou erreur informatique entre notre faveur, mais il semblerait qu’en sélectionnant nos billets en 2ème classe sur internet (dite « semi-cama »), nous ayons hérité de places en 1ère classe (dite « cama ») pour le même prix. Sièges plus larges et plus inclinables, coussins, couvertures… De quoi passer un bon trajet !

Nous passons le poste de frontière entre les 2 pays à plus de 3000m avec de superbes paysages autour de nous. L’attente aux douanes est longue : il semblerait que dans le car devant nous, un monsieur ait essayé d’importer en douce des habits neufs destinés à la revente… 3h plus tard nous voici enfin repartis. Encore une pause diner dans la soirée, puis le bus trace toute la nuit vers notre destination.

Sur les coups de 11h du matin, nous débarquons à Buenos Aires. Le terminal de bus « Retiro » est immense, mais nous trouvons notre chemin vers le métro, puis vers notre Airbnb situé entre les quartiers de San Telmo et de la Boca. Dans le métro nous nous faisons aborder par un monsieur qui nous prévient de faire attention à nos affaires lorsque nous nous baladons dans la rue. Cela nous arrivera d’ailleurs à 2 reprises pendant notre séjour. Pas hyper rassurant, mais au moins nous sommes prévenus ! Réservation en dernière minute oblige, nous avons encore du faire avec ce qu’il restait. Notre chambre se situe dans une sorte de grand loft industriel, habité par des artistes. Le potentiel de l’appartement est énorme, avec pas mal de rénovations il y aurait de quoi en faire une habitation superbe. Sauf que là c’est plutôt limite laissé à l’abandon… Des trous dans la verrière servant de plafond, des salles immenses mais vides, de quoi bien frustrer les décorateurs d’intérieurs cachés au fond de nous. Notre chambre n’est pas celle annoncée sur Airbnb (mic-mac entre colocataires qui ont inversés leurs chambres quelques semaines avant sans le préciser sur l’annonce…), mais nous ne perdons pas trop au change. Petit détail cependant : notre chambre fait la taille de notre ancien appartement, mais est quasiment vide à l’excepté d’une chaise et d’un petit lit. Ça fait très vide ! Idem pour la salle de bain : immense mais très austère ! Ceci on ne va pas trop se plaindre, nous sommes super bien placés et nous ne payons presque rien.

 

Buenos Aires… ou Paris ??

Une fois nos affaires posées, nous partons faire un premier petit tour du quartier histoire afin de trouver quelque chose à manger, une laverie et un supermarché. Au bout de quelques instants, nous nous faisons tous les deux la même réflexion : il y a quelque chose dans les rues de cette ville qui nous fait penser à Paris. Peut-être les immeubles, la taille ou l’agencement des rues…. On ne sait pas trop dire quoi, mais on pourrait vraiment croire que nous sommes de retour dans notre capitale française ! D’ailleurs nous apprendrons plus tard que Buenos Aires fait cet effet à beaucoup de français, et qu’on lui donne même le surnom de « Paris de l’hémisphère sud ». Ouf, on n’avait donc pas rêvé.

 

La Boca, San Telmo et l’hypercentre

Deuxième jour à Buenos Aires, nous partons à pied visiter le quartier de la Boca, connu pour ses maisons peintes de toutes les couleurs. C’est très coloré, très joli et ça a beaucoup de cachet, mais c’est beaucoup trop touristique pour nous… Des magasins de souvenirs de partout, des rabatteurs devant tous les restos : ça en perd un peu de son charme, et ça nous fait pas mal penser à certaines rues de Montmartre. Nous avions beaucoup lu que les environs ne sont pas réputés pour être très sûr une fois sortis des principales rues, mais nous n’avons pas vraiment ressenti ça. Ceci dit cela n’empêche pas la prudence.

Nous continuons toujours à pied avec le quartier de San Telmo, plus au nord de la ville, où nous tombons sur un marché de spécialités culinaires bios et naturelles. J’ai bien essayé de résister, mais devant des brownies chocolat et Dulce de Leche faits maison la tentation était trop grande…

Le quartier de San Telmo est très mignon, plein de jolies petites places et de restaurants. On y trouve aussi des marchés couverts vendant un peu tout et n’importe quoi. Nous avons beaucoup aimé nous y balader. Nous tombons également sur la statue de Mafalda. Cette héroïne de bande dessinée argentine créée par Quino devrait rappeler pas mal de souvenirs à tous ceux qui ont fait espagnol au lycée.

Au fur et à mesure nous débouchons sur la Plaza de Mayo, la place principale de Buenos Aires. Petite surprise non prévue au programme : nous débarquons en pleine Gay Pride ! Pas facile d’admirer les bâtiments alentours dans toute cette agitation. Nous traversons simplement la place et nous essayerons de revenir un autre jour quand ce sera un peu plus calme. Un peu plus loin nous tombons sur… un obélisque ! Décidément les similitudes avec Paris n’en finissent pas ! Nous nous arrêtons également devant le théâtre Colon. Il parait que l’intérieur est magnifique, mais les horaires de visite en anglais étaient déjà passés et les prix étaient de toute façon un peu trop élevés pour nous. Cela aura eu au moins le mérite de nous faire découvrir la place Lavalle, qui donne également sur le palais de Justice, le théâtre et l‘Escuela Presidente Roca. Encore un très bel endroit.

Pour la pause goûter nous faisons une halte à la pizzeria « Güerrin », une institution dans la ville. Apparemment, ces derniers feraient les meilleures pizzas du monde. En effet elles étaient très bonnes, mais de là à mériter ce titre on n’est pas sûrs… Il faudrait gouter toutes les pizzas sur terre (prochaine idée de voyage ??) !

Le soir nous retrouvons Adrien, un ami de collège de Florian qui habite depuis un peu plus d’un an à Buenos Aires, ainsi que Mili, une amie argentine de celui-ci. C’est assez marrant de se revoir comme ça sur un autre continent ! Pour fêter l’occasion, Adrien nous emmène au restaurant Las Cabras, un des plus réputés de la ville pour ses viandes au rapport qualité/prix imbattable. Florian, Adrien et Mili se partagent à eux 3 un assortiment de « parillas » (des viandes cuites au feu de bois) pour la modique somme de… 33 euros. Soit un peu plus de 10 euros par personne pour (d’après leurs dires), une viande excellente et de très bonne qualité. Même à 3 et avec les gros appétits des garçons, il leur a été impossible de tout finir.

 

Un dimanche typique de Buenos Aires !

Le lendemain matin nous retrouvons à nouveau Adrien et Mili. Ces derniers nous emmènent à la féria de Matederos, un marché local qui a lieu tous les dimanches. On trouve le même genre en plein centre à San Telmo, mais apparemment celui-ci serait beaucoup plus grand et surtout exclusivement fréquenté par des locaux, dont beaucoup plus typique et moins cher. Seul, inconvénient : il est assez loin et pas vraiment facile d’accès. Heureusement nous avons nos 2 guides avec nous.

De la nourriture, des souvenirs, de l’artisanat local, des vêtements… on y trouve un peu de tout et nous passons une bonne partie de la journée à déambuler dans les allées. Sur la place centrale un orchestre joue tandis que des couples dansent. L’ambiance est bonne et nous avons beaucoup apprécié cette journée !

Qui dit Buenos Aires dit également…. Tango ! C’était sur notre liste d’incontournables de la ville et nous souhaitons vraiment en voir avant de partir. Seul problème : les shows sont hors de prix. On peut aussi en voir en diner-spectacle, mais là encore les prix sont vraiment élevés. Autre alternative : la place Dorrego le dimanche soir. A l’image des quais de seine le jeudi soir à Paris, de nombreux couples s’y rendent pour danser le tango de 20h à 22h. Nous avons adoré y regarder les gens danser. Le rendu était très beau et certains couples nous ont vraiment impressionnés. On n’a pas tenté cette fois-ci, mais qui sait peut-être qu’on essayera en rentrant en France. Pour continuer dans la bonne ambiance typique de Buenos Aires, nous nous arrêtons manger au restaurant Manolo à 2 blocs de là. Un bon restaurant italien/argentin pour terminer la soirée, on ne pouvait pas rêver mieux (pour la petite histoire, la gastronomie italienne tient un rôle très important en Argentine. 50% des argentins descendraient des italiens, ceci expliquant cela…) ! D’après toutes les brochures de journaux accrochés aux murs, l’établissement semblait d’ailleurs être assez connu dans le coin.

 

Journée OFF

Quatrième jour à Buenos Aires, il pleut des trombes d’eaux… On s’accorde donc une petite journée OFF : grasse matinée, série et cinéma (Justice League est sorti quelques jours auparavant, on ne pouvait pas louper ça !). Un petit break comme on s’en fait le weekend à la maison ça fait parfois du bien.

 

Les quartiers Recoleta et Palermo

Pour notre dernière journée dans la capitale, nous nous levons tôt pour en profiter au maximum. Direction le nord de la ville que nous n’avions pas encore pris le temps de visiter. Cela peut sembler un peu glauque, mais un des « must-do » de Buenos Aires est la visite du cimetière de Recoleta (en même temps, on a bien le Père Lachaise à Paris !). Non pas que l’on soit des grands fans de tombes, mais il parait que celui-ci vaut quand même le coup d’œil. Le cimetière n’est pas immense, mais les tombeaux eux le sont ! Certains doivent même être plus grands que notre ancien appartement et sont de vraies œuvres architecturales. Sympa à voir pour les touristes, mais pas sûr que la personne à l’intérieur en profite vraiment… Au détour des passages nous débouchons sur la tombe d’Eva Peron, femme politique argentine dans les années 1945 qui tient une place très importante dans le cœur des argentins pour ses actions en faveur des plus démunis et des droits de femmes.

« Champ de coquelicots » par Joan Miro

Par la suite nous faisons une halte au musée des beaux-arts, dont l’entrée est gratuite pour tous. S’y tient en ce moment une exposition temporaire sur Joan Miró, peintre et sculpteur espagnol.

Floralis Genérica

C’est un peu trop abstrait pour nous (on n’a jamais trop compris le délire du trait noir sur fond blanc…), et nous préférons le reste du musée. Dans le même quartier on trouve également la Floralis Genérica, sculpture métallique dont les pétales s’ouvrent le matin et se ferment le soir symbolisant l’unité de la nation, ainsi que la bibliothèque nationale qui serait apparemment une des plus belles au monde. Pas de chance pour nous, celle-ci est fermée en ce moment. Un peu plus loin, nous visitons le parque del Rosedal avec son jardin aux milles roses.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à nouveau à la place de mai, que nous n’avions pas pu vraiment voir 3 jours auparavant avec la Gay Pride. On y trouve la maison présidentielle et la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires. De là nous rentrons à pied en retraversant le quartier de San Telmo. Sur la place Dorrego, un couple y danse le tango. Nous nous arrêtons les regarder danser en buvant une petite bière au soleil. De quoi finir en beauté notre séjour à Buenos Aires.

Nous avons beaucoup aimé notre passage dans la capitale argentine. Nous en avions entendu beaucoup de bien et nous n’avons pas du tout été déçus. Il y règne une ambiance très agréable, et nous nous y sommes sentis très à l’aise malgré toutes les choses que nous avions entendus sur les vols et les agressions de touristes. Comme Valparaiso, ce doit être une ville très sympa pour y vivre et nous y serions volontiers restés quelques jours de plus. Nous n’avons pas eu le temps de voir tout ce que nous souhaitions en 5 jours, il faudra donc que l’on revienne !

Ceci dit nous ne sommes pas trop déçus d’en partir non plus puisque notre prochaine étape s’annonce AMAZING…. changement de décor total, direction le nord-est du pays afin d’aller voir une des 7 merveilles de la nature

La plaza de mayo

Coin pratique

1 euro ~ 20 Pesos Argentins

Bus Santiago – Buenos Aires : 55.000 pesos par personne avec la compagnie Ahumada (prix pour les semi-cama, 67.000 pour les camas). En réservant par internet, nous avons pu sélectionner des sièges en cama pour des prix semi-cama… Le voyage dure normalement 20h, mais nous avons eu du retard en raison de l’attente à la frontière. Départ 3 ou 4 fois par semaine.

 

Métro/bus à Buenos Aires : il faut au préalable acheter une carte rechargeable « Sube » qui coute 20 pesos. Elle peut être rechargée dans les métros ou les tabacs. Un trajet coûte environ 7,5 pesos en métro et 6,5 pesos en bus. Bon à savoir : un crédit négatif de 20 pesos est autorisé, et une carte suffit pour 2 personnes.

Le réseau de bus est très bien développé. L’application « Como llega » permet de créer des itinéraires en fonction des bus et métro et s’est avérée très utile pour nous !

Le Wifi est gratuit dans tout le métro, et de manière générale un peu partout dans la ville.

 

Cinéma Villages : possibilité de trouver les films en VOST. Nous avons testé celui de Recoleta. 200 pesos le ticket par personne quand même.

 

Bus Buenos Aires – Iguazu : 767 pesos par personne via la compagnie Tigre Iguazu en réservant via le site internet busplus.com.ar . Nous avons profité d’une promotion, autrement le billet en semi-cama coutait normalement le double.

 

Logements :

Airbnb chez Soledade : on ne vous met pas le lien, Soledade déménage et l’annonce Airbnb va bientôt être supprimée.

 

Restaurants :

Las Cabras : dans le nord-ouest du centre-ville. Très bon restaurant de parillas vraiment pas cher. Un des meilleurs de la ville selon nos amis sur place. Espèces seulement.

Don Zoilo : restaurant qui nous avait été conseillé par Annie, lors de notre passage dans l’Estancia Rolito à Ushuaia. Nous n’avons pas testé car c’était hors budget, mais il parait que la viande est la meilleure que vous pourrez jamais manger…

Manolo : restaurant italien dans le quartier de San Telmo. Bons plats pas cher dans un joli cadre typique.

 

2 Responses

  1. Yohann est persuadé qu’il aurait pu finir le plat de parillas à lui tout seul s’il avait été la^^

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