Le Machu Picchu !

 

Depuis le temps qu’on l’attendait celui-là… Nous l’avons enfin vu et visité : le magnifique Machu Picchu ! Pour y arriver, ce fut toute une histoire ! Et oui, quand on est en mode économie, le Machu Picchu ça se mérite encore plus !! On ne fera pas plus de teaser : tout de suite notre récit de la découverte de cette 7ème merveille du monde.

 

Départ de Cusco vers Aguas Calientes

Pour resituer les faits, Aguas Calientes est le nom du village situé au pied du Machu Picchu. Pour s’y rendre 2 options : prendre le train depuis Cusco pour la modique somme de 150$ A/R, ou prendre un mini-van pendant 6h jusqu’à « Hydrolelectrica », puis marcher jusqu’à Aguas Calientes (le tout pour beaucoup moins cher). Évidemment, on n’a pas 150$ à dépenser là dedans et on aime l’aventure, alors nous avons choisi l’option 2 !

Sur le chemin entre Hydroelectrica et Aguas Calientes

Déjà, l’aventure commence là… Nous avions réservé la veille le trajet aller-retour de Cusco à Aguas Calientes auprès de notre hôtel pour 60S (environ 15 euros) par personne. Le lendemain matin, le réveil est matinal et nous partons prendre le mini-bus à 07h30. C’est parti pour 6h de trajet !

Les 2 premières heures se passent bien, la route est bonne même si les coups de volants du chauffeurs sont un peu brusques, mais ça, on est habitués depuis la Bolivie… Ça se gâte un peu en milieu de trajet : les routes deviennent plus étroites et plus sinueuses, et notre chauffeur décide de ne prendre aucune précaution en doublant dans les virage, le téléphone au volant…. Sachant qu’en plus de ça il y a un épais brouillard et qu’on ne voit pas à 5m…. Pas du tout rassurant tout ça…

Le camping au pied du Machu !

La dernière heure sera la pire de toute : la route ne permet plus que le passage d’une voiture à la fois, avec un profond ravin à côté, sans barrières de sécurité, et notre chauffeur toujours aussi imprudent. On se rassure comme on peut en se disant que c’est son métier et qu’il sait ce qu’il fait, mais on avoue qu’on ne s’est pas vraiment sentis sereins à ce moment-là. D’autant plus qu’on est en pleine saison des pluies, qu’il y a des éboulements sur la route, et que le guide du routard (entre autres), déconseillait vivement ce trajet à cette période. Bref, ajoutez à ça le caractère plus que désagréable et méprisant du chauffeur… c’était le trajet de l’enfer ! On est donc bien contents d’arriver sain et sauf à Hydroelectrica 5h plus tard….

De là, nous ne sommes pas encore arrivés pour autant. Comme nous n’avons pas opté pour l’option « train » et qu’il n’y a pas de route en Hydroelectrica et Aguas Calientes, il faut qu’on marche ! Ce ne sont « que » 11 km qui séparent les 2 points, et c’est assez simple puisqu’il suffit de suivre les rails du train pendant 2 ou 3h. De temps en temps, on se met sur le côté pour laisser le train passer, mais de manière générale le chemin n’est pas très compliqué.

Vers 17h, on arrive donc ENFIN à Aguas Calientes. Histoire de ne pas trop dépenser en hôtel (les tickets d’entrée au Machu nous ont déjà pris tout notre budget), on opte pour le camping à l’entrée de la ville. Avantage : on est au pied du Machu, et on ne paye que 15S la nuit  à 2. Inconvénient : il pleut, il ne fait pas super chaud, et il n’y a pas d’eau chaude ! Pour 2 nuits, on devrait tout de même pouvoir s’en sortir ;-).

 

Un petit bout de France à Aguas Calientes….

Quelques jours plus tôt à Cusco, nous avions voulu aller manger une raclette au restaurant « Le Buffet Frances », cependant nous avions appris sur place qu’il avait fermé il y a quelques semaines de ça. Qu’à cela ne tienne, nous avions repéré dans la foulée un autre restaurant à raclette à Aguas Calientes ! Le premier soir de notre arrivée, nous nous rendons donc au restaurant « Le p’tit Paris ». Sur place nous rencontrons André, installé ici depuis presque 2 ans maintenant.

La raclette !

Avec son associé David, ils ont créé ce restaurant où tout est fait maison et cuisiné par leur soin. Florian craque pour la raclette et moi pour de trop bonnes lasagnes, suivis de 2 desserts succulents ! Un vrai petit plaisir culinaire qui nous a fait beaucoup de bien après 4 mois et demi de voyage. Sur place, nous rencontrons également Patrick, le propriétaire du restaurant « Indio Feliz », l’institution d’Aguas Calientes. Ce dernier nous propose par la suite de venir voir son établissement et d’y boire un verre. La soirée se finissant assez tard, Patrick nous propose même de rester dormir sur place (le camping n’était pas tout proche de la ville). C’est une très bonne soirée que nous avons passé, très enrichissante où nous avons beaucoup appris sur la vie au Pérou en tant qu’expatriés et plus spécialement à Aguas Claientes. Merci encore à tous, André, David et Patrick pour ces bons moments passés ensembles !

 

L’ascension du Machu !

La vue pendant la montée !

Le lendemain matin, nous regagnons notre tente après un petit déjeuner dans une boulangerie française d’Aguas Calientes offert par Patrick. Deux jours auparavant nous avions pris nos billets pour le Machu Picchu pour ce jour même. Nous avions le choix entre le matin et l’après-midi et avions choisi la 2ème option. En effet, beaucoup de gens choisissent d’y aller le matin pour potentiellement voir le lever de soleil, puis pour pouvoir reprendre le train de l’après-midi pour Cusco. Du coup l’après-midi, il y a beaucoup moins de monde ! D’autant plus qu’à cette période de l’année (saison des pluies), les levers de soleil dégagés sont rares, et que les nuages ont plus tendance à partir à partir de 13h. Vers 11h on quitte donc le camping en direction du site !

Pour monter en haut du Machu il y a 2 options : prendre la navette pour 25 dollars depuis Aguas Calientes, ou grimper à pied ! Comme le camping est au pied de la montée, et que de toute façon nous n’allons pas mettre autant d’argent dans une navette de 10min, on se lance donc dans une « petite » ascension d’1h, avec pleins d’escaliers comme on aime ! Arrivés en haut, un peu essoufflés tout de même, il ne nous reste que quelques minutes avant d’y arriver.

Et le voilà, ce fameux Machu Picchu. Dès le premier coup d’œil, on reste scotché devant tant de beauté et de grandeur. A voir en vrai comme ça, c’est impressionnant. Les ruines sont superbement bien conservées, immenses, et les environs sont tout aussi beaux. Avec la montagne du Wayna Picchu en arrière plan, le rendu est tout simplement magique. Tout comme le Taj Mahal, Angkor ou Uluru, le Machu Picchu fait parti de ces sites que nous avons vu des milliers de fois en photos, et pourtant l’effet n’est absolument pas comparable en vrai. J’avoue avoir même été un peu émue en le découvrant, mais ça reste entre nous.

Nous avons beaucoup de chance car malgré le temps assez pluvieux de la saison, le site est plutôt dégagé, et nous n’avons eu quasiment pas de pluie, et même quelques beaux rayons de soleil ! Cerise sur le gâteau : à partir de 14H, une grosse partie des touristes repart et nous sommes donc (presque) tout seul sur le site.

On y passera un peu plus de 3-4h à le visiter et à le photographier sous tous les angles. Les ruines sont divisées en 2 grosses parties : le côté « agricole » avec les grandes terrasses et la « ville ». Tout est très bien conservé, et on y rencontre même quelques lamas qui semblent y avoir élu domicile.

Vers 16h, on commence la redescente, après avoir été faire tamponner notre passeport avec le fameux tampon du Machu ! La descente est plus rapide que l’aller, mais nous sommes tout de même bien contents d’arriver en bas au camping ou une bonne douche chaude glacée nous attend.

Pour ce 2ème soir, on passera la soirée dans notre tente, à manger nos nouilles instantanées, au pied du Machu Picchu. Elle est pas belle la vie ? 😉

 

Retour épique à Cusco

On le savait dès le début : on n’échapperait pas au retour en mini-bus vers Cusco. Après avoir replié la tente et rangé nos affaires, nous nous remettons en marche vers Hydroelectrica, où nous arrivons en début d’après-midi pour attraper le bus. Pas de chance : nous avons le même conducteur hyper désagréable qu’à l’allerEt si ce n’était que ça !! Nous qui avions déjà eu assez peur à l’aller à cause de l’état des routes, le retour s’avère être encore plus stressant…. Au bout de 4h de route, une fois la nuit tombée, nous remarquons soudainement que notre véhicule réduit considérablement en vitesse et commence à dévier de la route… notre chauffeur s’endort !!!! Tout le monde se met alors à hurler dans le mini-van pour le réveiller, et nous passons tout le reste du trajet à le tenir éveiller en lui parlant toutes les 5minutes… On ne faisait pas les fiers et tout le monde avait vraiment hâte d’arriver à bon port. On a rarement été aussi inquiets sur un trajet, et à refaire pas sûrs qu’on retenterait l’expérience du mini-bus… D’ailleurs, André et les autres français que nous avions rencontrés à Aguas Calientes nous avaient confiés que beaucoup de gens venus en bus à l’aller préféraient payer le train au retour plutôt que de se refaire la route. On peut tout à fait comprendre, et pour les personnes pas très l’aise avec les transports en commun, on vous conseille quand même de mettre un peu plus dans le train. D’ailleurs, la route est souvent très déconseillée à cette période de l’année (en saison des pluies) à cause des glissements de terrain et des chutes de pierres, et nous avons du même passer un cours d’eau assez impressionnant sur le chemin du retour à cause des fortes pluies que des motos par exemple ne pouvaient pas franchir. Quelques jours plus tard, certains mini-van ont même été bloqués en chemin à cause d’inondations sur la route. Les accidents ne sont pas nombreux, mais ne sont pas rares non plus à cette période de l’année, et on s’est souvent dit que notre vie valait plus que 8 euros l’aller-retour en bus… Pour info, cette route est appelée « la route de la mort » du Pérou… ce genre de choses qu’on apprend qu’après…

 

Toujours est-il que nous sommes bien revenus à Cusco, avec pleins de souvenirs dans la tête ! On aura du le mériter ce Machu Picchu, entre le mini-bus, la marche sur les rails, les douches froides, le camping et l’ascension, mais ça valait complétement le coup ! C’est en le voyant qu’on se rend compte qu’il mérite vraiment son statut  de « merveille du monde », et ça restera sûrement un des plus beaux souvenirs de notre voyage !

 

 

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Coin pratique

1 euro ~3,8S (Soles)

Bus Cusco – Aguas Calientes : 60S par personne l’aller-retour, pris via notre hôtel. Compter 6h de trajet. On vous rassure (ou pas) : toutes les compagnies sont les mêmes !

Entrée au Machu Picchu : 152S par personne. Peuvent être achetés à Cusco ou à Aguas Calientes, il n’y a pas de différence… En théorie, le nombre d’entrée à la journée est limité, mais ce n’est pas du tout le cas en réalité.

 

Logements :

Camping municipal d’Aguas Calientes: 15S la nuit par tente. Un petit coin cuisine abrité disponible mais il faut avoir son réchaud ! Salle de bain avec eau froide. Le restaurant d’à côté a du WiFi qui peut être capté depuis le terrain de camping

 

Restaurants :

Le p’tit Paris : pour les personnes en manque de plats de chez nous. Super accueil !!

Indio Feliz : une référence à Aguas Calientes, mais nous n’avons pas testé les plats.

Autrement, mieux vaut faire ses courses à Cusco avant de partir ! tout est plus cher à Aguas Calientes !

 

 

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