Punta Arenas : retrouvailles, pingouins et choc thermique.

Du 03/10/17 au 05/10/17

 

Tribulations dans l’aéroport de Santiago

Une fois quittée l’île de Pâques pour le continent, notre arrivée en Patagonie ne s’est pas faite si rapidement. Tout d’abord quelques explications sur notre itinéraire : après avoir atterri à Santiago, nous avons mis directement le cap vers le sud, en Patagonie, plus exactement à Punta Arenas. De là, nous remonterons doucement l’Argentine et le Chili jusqu’au nord. Mais la première partie de ce voyage, nous ne la faisons pas seuls ! En effet, nous rejoignons un petit bout de famille : Hélène (ma cousine) et Yohann (son copain), tout droit venus de France pour passer un peu plus de 3 semaines avec nous en Patagonie.

Lever de soleil depuis l’aéroport de Santiago

Nos retrouvailles se font au beau milieu de la nuit dans l’aéroport de Santiago : eux viennent de prendre 3 avions différents depuis Bruxelles, et nous arrivons de l’île de Pâques. Tous les 4 fatigués, nous finissons nos nuits dans l’aéroport avant de reprendre un dernier vol le lendemain matin pour Punta Arenas. 3h de vol plus loin, après un magnifique survol de la cordillère où nous avons pu voir le Fitz Roy et le Torres del Paine depuis l’avion, nous voici ENFIN arrivés à destination. Dès la sortie de l’avion, le choc thermique est rude : nous avons perdus plus de 25 degrés avec Tahiti, et une bonne vingtaine avec l’île de Pâques. Ça caille !!

Pour les trois prochaines semaines, nous avons choisi de louer une voiture pour nous déplacer. A 4, cela s’avère beaucoup plus pratique, voir même plus économique au vu des prix de billets de bus en Patagonie.

Notre 4×4 Subaru récupéré, nous nous dirigeons vers notre Airbnb dans le centre de la ville. Après 1 semaine passée sous la tente, ça fait quand même du bien de retrouver une vraie chambre, avec lit, cuisine et salle de bain privative :). En fin d’après-midi, nous partons faire un tour dans le petit centre de Punta Arenas : il n’y a pas grand choses à voir hormis quelques belles statues, et un grand ponton rempli d’oiseaux marins vers le bord du détroit de Magellan ! Nous en profitons également pour réserver notre excursion du lendemain : aller voir les pingouins de l’île Magdalena, sur le détroit.

Rendez-vous avec les pingouins et les lions de mer

Le lendemain, réveil 06h30 : nous avons rendez-vous une heure plus tard au bateau de la compagnie Solo Expediciones qui va nous emmener toute la matinée aller voir les pingouins et les lions de mer. Il y ‘a d’autres endroits dans le coin où admirer ces premiers, mais à cette saison ils ne sont pas encore tous totalement arrivés et l’île Magdalena reste une valeur sûre pour aller à leur rencontre.

Après 1H de bateau, nous débarquons sur la fameuse île où nous nous retrouvons dès le début au milieu de centaines de petits pingouins noir et blanc tous mignons ! En haute saison, ils sont presque 60000 couples à venir s’abriter sur cette île. Il y en a beaucoup moins lors de notre passage, mais cela reste tout de même très impressionnant à voir : l’île est recouverte de petites taches noires et blanches !

Pendant 1h, nous pouvons donc déambuler sur l’île et observer ces petits oiseaux dans leur environnement naturel. On ne s’en lasse pas, mais il est déjà très vite temps de remonter sur le bateau (un peu trop vite à notre goût, on aurait bien profité un peu plus sur place, surtout vu le prix de l’excursion !).

Une vingtaine de minutes de bateau plus tard, nous nous approchons de l’île habitée par les lions de mer. Ici, nous ne pouvons pas débarquer à pied, mais admirons les gros animaux depuis le ponton du bateau. A notre approche, plusieurs énergumènes s’approchent de nous, curieux de voir ce que nous venons faire ici : on voit alors leur petite tête dépassée de l’eau furtivement et nous observer avec leurs grands yeux. Dans chaque groupe, on distingue également un mâle alpha. Bien plus gros que les autres et avec une sorte de grosse crinière, on comprend d’où leur vient leur surnom.

Vers 13h, le bateau nous ramène à quai et nous repartons vers Punta Arenas. Pour le reste de la journée, nous profitons d’être dans une grande ville pour faire un plein de courses, et nous faisons également un tour à la « Zona Franca », un regroupement de plusieurs magasins d’usines où nous trouvons gants, bonnets et vêtements chauds pour nous équiper pour nos prochains jours.

 

Premiers pas en Terre de Feu

Le lendemain matin, il est déjà temps pour nous de quitter Punta Arenas. Nous avons pour projet de rallier Ushuaïa, et la route s’avère longue ! Pour atteindre la Terre de Feu, nous devons tout d’abord traverser le fameux détroit de Magellan ! Pour cela 2 solutions sont possibles : prendre le ferry à Punta Arenas pendant 2h30, ou bien le prendre à Punta Delgada à 2h de route pendant 20min. Nous optons pour la 2ème solution qui s’avère être légèrement plus rapide, et surtout beaucoup plus économique.

L’archipel de la Terre de Feu est divisée en 2 avec d’un côté la partie chilienne et de l’autre côté la partie argentine. Côté chilien, c’est un peu le désert…. Les routes ne sont pas vraiment en bon état, c’est long et ça secoue ! Nous admirons en route notre premiers Guanacos, des camélidés avec un corps d’antilope et une tête de lama…. On aura beau essayé de les prendre en photo, c’est qu’elles sont rapides ces bêtes là !

Sur le chemin, nous faisons à halte à Onaissin afin d’aller voir les manchots royaux !  Presque les mêmes que dans la marche de l’empereur, mais en un peu plus petit… C’est un des seuls endroits au monde où il est possible d’en voir à part en Antarctique, donc forcément on n’allait pas rater l’occasion. La colonie est composée d’environ 50 individus, dont plusieurs bébés, ressemblant à de grosses peluches toutes marrons (ils changent de couleur une fois arrivés à l’âge adulte). Tous sont orientés dos au vent pour avoir plus chaud (super technique testée et approuvée), et on se régale de les voir se dandiner pour se déplacer. On ne peut pas les approcher de trop près, et ce n’est pas plus mal, après tout, ceux-ci restent des animaux sauvages et protégés.

En milieu d’après-midi, nous passons pour la toute première fois côté argentin ! Malgré des petits soucis avec les papiers de la voiture (la compagnie ne nous avait pas donné les derniers en date…), notre passage se fait sans encombre. Niveau paysage, pas trop de changement marquant, bien que l’état des routes soit bien meilleur. En revanche dès les premiers mètres nous tombons sur un panneau « Las Malvinas son argentinas », revendiquant l’appartenance des îles Malouines/Falkland à l’Argentine. On remarquera très vite que cela tourne limite à l’obsession pour les argentins : nous avons vu ce panneau absolument partout (en panneau routier, magnets, cartes postales…)!! Autre petite spécificité des routes argentines : ils adooorent les contrôles routiers. Pendant tout notre passage en Argentine, c’est 1 à 2 contrôle par jour que nous vivons. Autant dire plus que dans nos 4 vies de conducteurs réunies !

L’heure étant tardive, nous renonçons à finir la route vers Ushuaïa pour ce soir. Nous nous arrêtons dans la ville de Rio Grande à 2h de la frontière, et ne tardons pas à trouver un petit hôtel dans nos prix. Niveau qualité ce n’est pas trop ça (vieux lits pas super clean, douches et toilettes communes cra-cra et isolation quasi inexistante), mais nous sommes ici pour dormir donc ce n’est pas bien grave. La chambre semble être un ancien dortoir, et nous l’avons pour nous tous seuls. Avec 10 lits, nous avons donc l’embarras du choix pour dormir. Après un plat de nouilles cuites à la bouilloire et une bataille acharnée avec le mot de passe Wi-Fi, nous allons nous coucher pour notre première nuit dans ce nouveau pays.

Demain c’est sûr : nous serons au bout du monde !

 

 

Coin pratique

1 euro ~ 740 Pesos Chiliens ~ 20 Pesos Argentins

Excursion des pingouins avec Solo Expediciones : 57000 pesos par personne. Départ vers 07h, retour vers 13h. Même si le prix est assez élevé, cela reste un incontournable selon nous.

Voir les manchots royaux à Onaissin : 12000 pesos par personne. A ne pas louper si c’est sur votre route vers/depuis Ushuaia. Sinon, ça fait quand même faire un sacré détour…

Traversée en ferry à Punta Degalda : toutes les 45min environ. Pas besoin de réservation. La traversée dure 20min et coûte 15000 pesos pour une voiture (passagers compris).

 

Logement :

Airbnb chez Martin à Punta Arenas : 40 euros la nuit en cabaña indépendante. Propre, chauffé, et notre hôte était adorable !

Auberge Rawson à Rio Grande : 800 pesos argentins la nuit pour 4. Vieillots et pas très propre, mais pour une nuit ça passe ! Le choix est assez limité dans la ville de toute façon.

 

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